Bien préparer son trek : l’équipement

VOYAGE  /  09/07/2018

Fimmsvorsduals / Islande 2017

Celles et ceux qui me connaissent bien savent que pour moi les vraies vacances sont synonymes de nature, de montagne, de camping (voire de bivouac) et de solitude (enfin, solitude avec les gens que j’aime tout de même). Si durant l’année, j’aime passer une petite semaine à Lanzarote  pour m’entrainer au milieu des volcans, ou encore dans des endroits vallonnés pour y courir à la journée, le trekking est l’une de mes activités favorites de l’été.

C’est en août 2011 que j’ai réalisé pour la première fois un trek, en Islande, avec trois copines. Six jours en autonomie complète, de Landmannalaugar à Skogar, sur le désormais célèbre et fréquenté trek du Laugavegur.

Trek du Laugavegur / Islande 2011

Puis j’ai eu l’occasion de randonner à La Réunion durant quinze jours, sur le tracé du GR.

J’ai depuis planté mes bâtons (et parfois ma tente) aux Açores, au Sri Lanka, à Cuba, en Norvège, et en Islande encore et toujours, dans le cratère de certains volcans, au bord de lacs magnifiques, à côté de glaciers démesurément grands. Cet été, c’est en France que nous allons randonner pour la première fois. Dans le Queyras précisément.

Je souhaiterais aujourd’hui évoquer l’équipement spécifique car un trek, même d’une semaine, en autonomie, ne s’improvise pas. D’autres articles permettront d’aborder le sujet des vêtements et de la nourriture.

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Les critères à prendre en compte pour choisir l’équipement sont, selon moi :

  • son poids, lorsqu’on transporte tout sur son dos, chaque gramme compte.
  • sa polyvalence (matériel qui pourra être utilisé aussi bien en milieu froid qu’en milieu chaud, en randonnée qu’en itinérance à vélo ou en kayak).
  • sa qualité, dont votre confort mais parfois aussi votre vie dépendent en trekking.

L’équipement de randonnée demande un réel investissement, mais vous accompagnera de nombreuses années durant. Parmi le matériel que je vais recenser ci-dessous,  bon nombre date d’une dizaine d’année à présent, et je ne suis pas encore prête à en changer. Cependant, mieux vaut s’en faire prêter pour tester, et si le trekking vous plait, investir ensuite progressivement, au gré des promotions au Vieux Campeur ou ailleurs.

Je vous ouvre ici mon sac à titre tout à fait indicatif, n’hésitez pas à commenter l’article pour donner vos propres bons plans et vos idées.

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La base de la base : le sac à dos.

Je possède deux sacs à dos de randonnée, tous deux conçus par la marque allemande Deuter, en version “SL”, adaptés à la morphologie féminine.

  • L’un pour les petites randonnées ou les randonnées sans camping (par exemple le GR Réunion, mais à l’époque on me l’avait prêté), acheté l’année dernière.
  • L’autre pour les randonnées avec camping ou en bivouac (c’est celui que je vais utiliser cet été pour le Tour du Queyras), que j’ai depuis bientôt dix ans et que je ne changerais pour rien au monde.

Le plus petit est le modèle Guide Lite 32+. Il s’agit en réalité d’un sac d’alpinisme, mais, comme je n’aime pas avoir beaucoup de matériel, et que je préfère les objets polyvalents, je me dis que si un jour je débute (enfin) en ski de randonnée par exemple, il sera utilisable. Il est compatible avec un système d’hydratation, on peut y accrocher un casque, un piolet et des cordes. Ce sac pèse 1kg environ, pour un volume de 32L (comme son nom l’indique). Il coûte environ 110€ et m’accompagne pour les randonnées courtes, les randonnées sans matériel, ou les week-ends à droite à gauche, avec ou sans randonnée au programme. Il peut être placé en cabine dans l’avion.

Le plus grand est un modèle Air Contact 50+10. Il pèse environ 2,5 kg, ce qui est plutôt lourd pour un sac à dos. Mais il est tellement confortable que cela compense son poids. Il dispose d’un compartiment séparé en bas, et d’un dos réglable en fonction de la taille du porteur. De larges sangles reposant sur les hanches sont garantes du confort lorsqu’on marche plusieurs heures par jours, plusieurs jours d’affilée. Son volume est suffisant pour des treks avec camping, et pour partir en voyage avec ou sans randonnée pendant deux semaines à un mois, et au-delà. Il possède un rain cover, utile en cas de fortes pluies. On le trouve désormais pour environ 200€.

A l’intérieur de mon sac à dos, j’emporte un petit sac à dos étanche minimaliste Ortlieb (Light Pack 25), qui pèse moins de 300 g, se range dans un petit filet, et permet d’emporter seulement le minimum avec soi lorsqu’on a planté sa tante lors d’une longue randonnée, mais que l’on souhaite faire une balade à la journée sans trimballer son gros sac. Minimalisme oblige, et refus avéré d’accumuler du matériel, c’est ce sac qui me sert de sac de piscine en semaine, de sac de transition lors des triathlons, ou de sac de voyage pour un week-end léger.

Quel que soit le modèle que vous choisissez, je ne saurais que trop vous conseiller d’essayer votre sac avant de l’adopter, pour être certain(e) qu’il ne soit ni trop petit, ni trop grand en longueur de dos, qu’il repose bien sur les hanches, et qu’il puisse contenir tout l’équipement.

Par ailleurs, afin de préserver au maximum votre sac de randonnée, je conseille l’usage d’un sac de protection lorsque vous l’enregistrez en ligne. Parce que les compagnies n’en distribuent pas toujours, et pour limiter les déchets plastiques, vous en trouverez un pour une vingtaine d’euros chez Décathlon, compact et durable.

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La tente.

Bivouac à Fimmsvorsduals / Islande 2017

Depuis quelques années déjà (huit ans exactement), je possède une tente 3 saisons Vaude Taurus 3 places. Je l’ai choisie pour plusieurs raisons :

  • C’est une tente 3 saisons, utilisable au printemps, en été et en automne.
  • C’est une tente 3 places, elle est donc plus lourde qu’une 2 places, mais on peut y ranger les sacs à l’intérieur.
  • Elle est très résistante au vent et aux intempéries, critère indispensable en Islande ou en Norvège notamment.
  • On peut monter le double-toit avant l’intérieur de la tente, utile en cas de forte pluie.

Elle a été à ce jour beaucoup utilisée, y compris dans des conditions pluvieuses et venteuses, et fait preuve d’une grande résistance. Elle se monte en quelques minutes et se replie facilement. Ses deux seuls défauts, selon moi, sont qu’elle n’est pas tout à fait auto-portante, donc si le sol est rocailleux elle ne sera pas très bien montée, et que son sac de compression n’est pas étanche, ce qui nécessite de la stocker dans un sac supplémentaire pour ne pas mouiller tout le reste de ses affaires à l’intérieur du sac à dos.

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Le matériel de nuit : le matelas, le duvet et le sac à viande.

Le matelas que j’utilise est un Thermarest Prolite autogonflant, léger (540 g) et compact (28 cm x 10 cm une fois roulé). Son épaisseur de 2,5 cm lui permet d’être confortable malgré son poids plume. Je n’ai volontairement pas opté pour des modèles plus légers pour ne pas sacrifier le confort.

 

J’ai choisi il y 4 ans, après mûre réflexion, le duvet Phantom 32 de chez Mountain Equipement. Son équivalement en 2018 est le Phantom Spark. C’est un duvet confort zéro degrés, c’est-à-dire que même si l’on se réveille avec une couche de glace sur la tente (c’est du vécu, Islande 2014) on n’a pas froid. Il pèse 630 g et se range dans un sac de compression de 5L. C’est un duvet garni de plumes, ce qui nécessite un grand soin car il n’est pas facilement lavable.

Pour le protéger, et ajouter quelques degrés de chaleur au besoin, j’utilise un sac à viande en soie.

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Le matériel pour cuisiner et manger.

Bivouac dans le cratère du Pico / Açores 2012

Pour cuisiner, l’outil indispensable est le réchaud, de préférence compact et léger.

J’utilise un MSR Pocket Rocket qui pèse 85 g pour un volume très restreint, et permet néanmoins d’y poser une popote pour deux personnes.

Il est compatible “tous feux SAUF Campingaz”, et mieux vaut s’en souvenir, sinon on se retrouve à manger de la semoule froide pendant plusieurs jours (certains tristes cobayes se reconnaîtront, désolée encore).

La popote est un modèle pour deux personnes de 1,8 L GSI Glacier Stainless Dualist en acier inoxydable avec un couvercle servant de passoire, et des bols doubles se rangeant à l’intérieur et gardant les aliments au chaud. L’ensemble s’emboite parfaitement autour d’une cartouche de gaz 220 ou 110 g.

Les couverts que j’emporte aux quatre coins de la Terre son d’un seul tenant, puisqu’il s’agit d’une Spork Light My Fire en titanium (léger et résitant). J’ajoute à cela un petit Opinel traditionnel, une petite éponge et un briquet.

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La trousse de secours.

La constitution d’une trousse de secours est relativement propre à chaque randonneur, d’une part, et à la destination visée, d’autre part. J’ai une tendance assez minimaliste de ce point de vue également, mais j’emporte néanmoins, dans un petit sac étanche dédié :

  • quelques petites compresses
  • quelques pansements anti-ampoules
  • des pastilles pour purifier l’eau
  • une bande adhésive
  • un tire-tique
  • une petite paire de ciseaux
  • une épingle à nourrice
  • une tablette de Paracétamol
  • 1 flacon d’huile essentielle de basilic tropical (antispasmodique)
  • 1 flacon d’huile essentielle d’arbre à thé (antiseptique)
  • 1 flacon d’huile essentielle de gaulthérie (antalgique)

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Les sacs étanches.

Afin de protéger notamment le duvet, mais aussi le matelas et le téléphone, j’utilise des sacs étanches de différents modèles Sea to Summit. Pour retrouver facilement les vêtements, je les emballe également dans des sacs congélation qui ferment bien (moins cher, plus léger, mais plus de déchets plastiques…)

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L’hygiène.

Si je n’ai qu’un conseil à donner : voyager léger ! Inutile d’emporter toute une trousse de toilettes, de crèmes et maquillage en randonnée. Les essentiels sont, selon moi :

  • une serviette microfibre
  • un petit savon noir ou savon de Marseille, respectueux de l’environnement en cas de toilette dans un lac ou un cours d’eau
  • une brosse à dents et un petit dentifrice
  • un rouleau de papier toilette dans un sac congélation, avec un second sac congélation en guise de poubelle
  • un petit tube de crème solaire, montagne oblige

Le petit matériel utile.

  • une lampe frontale avec des piles
  • une boussole
  • un sifflet (s’il n’est pas prévu sur le sac à dos)
  • une carte ou un topo-guide de la région
  • une corde fine de 5 m de longueur (pour sécher du linge ou parfois s’encorder dans le brouillard)
  • des jumelles (pour observer les marmottes)
  • un carnet et un stylo pour raconter les journées

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Budget total de l’équipement :

Voir la récap sur le document PDF : Equipement de rando

 

 

 

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